Les syndicats de fonctionnaires dans l'attente d'une rencontre avec Lebranchu

La Rédaction

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Les syndicats de la fonction publique ont convenu d'attendre d'avoir rencontré tour à tour leur nouvelle ministre Marylise Lebranchu avant de définir une plateforme commune de revendications.

Mardi soir, cinq des huit organisations de fonctionnaires (CGT, CFDT, Unsa, FSU et Solidaires) se sont réunies dans les locaux de la CGT, tandis que trois autres étaient absentes, FO, la CGC et la CFTC.

A l'issue de cette réunion, les organisations ont décidé de rencontrer la ministre en réunion bilatérale avant de s'accorder sur une éventuelle plateforme de revendications communes.

"On a dit que chacune de nos organisations rencontrerait en bilatérale la ministre et qu'après, on verrait si dans ces échanges que nous avions pu avoir, si dans ce qu'elle annonçait pour la suite, il y avait matière à porter ensemble des choses", a indiqué à l'AFP Brigitte Jumel (CFDT).

Selon Thi-Trinh Lescure (Solidaires), les syndicats ont prévu de se revoir à l'issue de ces rencontres.

Mais, a-t-elle déploré, "nous, on disait qu'on pouvait déjà demander un B.A-BA de choses très urgentes", ce que "certaines organisations ont refusé".

"On pensait qu'on pouvait se mettre d'accord a minima sur une demande sur le pouvoir d'achat", a notamment souligné la syndicaliste, faisant valoir que le point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires des 5,3 millions d'agents, "est bloqué depuis deux ans".

Dans une lettre adressée mercredi à Mme Lebranchu, la FSU, a listé de son côté ses priorités, citant la question des salaires, de la précarité, de l'égalité homme-femme, ou encore des méthodes de management. Le syndicat réclame également la suppression de la journée de carence en cas d'arrêt maladie.

La FSU relève en outre que les fonctionnaires "ont vu leurs missions dévalorisées dans les propos des plus hauts responsables de l'Etat, la réalité de leur travail contestée" et "attendent une rupture" sur ce point.

De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué mercredi sur RTL que les organisations syndicales allaient être reçues par Mme Lebranchu.

Relevant que les fonctionnaires avaient "souvent été méprisés", il réaffirmé que la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui se traduit notamment par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d'Etat, allait "être stoppée".

"Je vais écrire à tous les fonctionnaires de la République pour leur dire que je leur fais confiance, au nom du gouvernement, et que je les respecte et que j'ai, avec tous les membres du gouvernement, besoin d'eux pour réussir le redressement de la France", a ajouté M. Ayrault.

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