Mise en examen d'un chauffeur après l'accident mortel d'un minibus scolaire en Guyane

La Rédaction

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Le chauf­feur d'un mini­bus sco­laire impli­qué dans un acci­dent ayant pro­vo­qué la mort d'un écolier de 10 ans mardi en Guyane a été mis en exa­men jeudi à Cayenne pour "homi­cide invo­lon­taire" et pour "bles­sures invo­lon­taires" à l'encontre de 13 autres enfants, avant d'être placé en détention.

L'ordonnance d'incarcération pro­vi­soire stipule qu' Egerthon Da Silva Oliveira, un Brésilien de 26 ans déten­teur d'un titre de séjour, est soup­çonné d'"excès de vitesse", de "conduite dan­ge­reuse au regard des condi­tions météo­ro­lo­giques et de l'état de la chaus­sée" et de "trans­port d'un nombre de per­sonnes supé­rieur à celui autorisé".

Il y avait en effet 14 enfants à bord du minibus alors que le bus ne pouvait en contenir que 9. Le chauffeur aurait perdu le contrôle de son véhi­cule après un dépas­se­ment, a indi­qué son avo­cat, Me Jérémy Stanislas. Le par­quet et la juge d'instruction en charge du dos­sier ont égale­ment demandé son pla­ce­ment en déten­tion pour trois raisons principales. "Le risque de fuite au Brésil, le risque de repré­sailles auquel je ne crois pas car c'est faire un pro­cès d'intention aux vic­times, et le risque de réité­rer l'infraction", a sou­li­gné Me Stanislas.

"La juge a argué de la mort d'un enfant, des bles­sures d'autres enfants et de négli­gences qu'il aurait com­mises pour jus­ti­fier la mise en déten­tion", a-t-il ajouté. Lors de l'audience publique devant le juge des liber­tés et de la déten­tion (JLD), Me Stanislas a demandé le délai légal de 4 jours pour orga­ni­ser la défense. "Il convient de réunir les docu­ments démon­trant que sa vie est en Guyane depuis 1993 et qu'il ne par­tira pas au Brésil", a-t-il dit. D'autres investigations s'avèrent nécessaires, notamment sur les conditions de travail du chauffeur.

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