Police : fusion d'écoles

La Rédaction

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L'Ecole nationale supérieure de la police (ENSP), qui forme les commissaires, fusionne avec l'Ecole nationale supérieure des officiers de police (Ensop), selon un décret paru jeudi au journal officiel.

Dorénavant, c'est un seul établissement public, l'ENSP, qui sera chargé de la formation des cadres de la police nationale, qu'ils soient commissaires ou officiers.
Si, d'un côté, l'ENSP de Saint-Cyr-au-Mont d'Or (Rhône) et l'ENSOP de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne) sont fondues en une même entité juridique, dans les faits, une telle réforme ne changera pas grand chose, la formation restant assurée sur les deux sites.
Progressivement, certaines formations devraient toutefois être mutualisées, afin de réaliser des économies dans ces écoles considérées parmi les plus chères de la fonction publique. Cette réorganisation avait été annoncée par le précédent ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, en mai 2011.
Pour les deux syndicats d'officiers, SCSI (ex-Snop) et Synergie Officiers, une telle évolution préfigure une réforme de plus grande ampleur. Ils réclament en effet une fusion entre le corps des officiers et celui des commissaires. En d'autres termes, ils veulent supprimer l'accès externe au grade de commissaire. Aujourd'hui en effet, on devient commissaire sur concours interne ou externe.
"C'est une étape vers plus de cohérence dans la formation des cadres de la police nationale", relève le secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.
"C'est une étape supplémentaire vers une fusion entre les deux corps", abonde le secrétaire général de Synergie, Patrice Ribeiro, qui appelle de ses voeux une "réforme de toute logique, qui existe déjà dans la gendarmerie et dans toutes les polices européennes".
Du côté des commissaires, on se montre plus que sceptique: pour le secrétaire général du Syndicat des commissaires de la Police nationale (SCPN), Emmanuel Roux, la fusion des deux écoles n'est qu'un "chapeau juridique" qui n'aboutira pas à la fusion entre les deux corps, "aujourd'hui dans une impasse".
A ses yeux, il est indispensable de conserver le concours externe qui, "en permettant de recruter des jeunes diplômés à haut potentiel", offre "un souffle nouveau à la police nationale", ainsi qu'une "voie de féminisation".

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