Pour ou contre les quotas homme/femme dans la fonction publique ?

La Rédaction

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La Loi portant sur la précarité dans la fonction publique adoptée le 1er mars, prévoit la mise en place d'ici 2018 d'un quota de 40% de femme dans les 3 fonctions publiques pour les postes de hauts fonctionnaires.

Les pénalités proposées par le décret d'application varient entre 30 000 ¤ pour les premières années et 90 000 ¤ en 2018. 5000 emplois seraient concernés par cette disposition dont 1600 dans la fonction publique territoriale (particulièrement les régions et les départements).

Comme toujours ont peut regretter de devoir en arriver là pour rétablir une forme d'équilibre homme/femme dans les postes de direction. On peut également s'interroger sur les effets pervers et l'efficacité d'une telle loi. Les effets pervers évoqués par Françoise Canipel (directrice régionale de la délégation CNFPT PACA) dans un article de la gazette des communes du 16 avril (page 61) comme la suspicion qu'une femme soit arrivée à son poste non pour ses compétences mais pour des raisons de quotas. L'efficacité si ont compare avec la parité instaurée pour les députés et les conseillers généraux mais qui se traduit dans les faits par des postes de « suppléantes » qui font essentiellement figure de « potiches »ou encore s'interroger sur le caractère véritablement incitatif des amendes si on compare avec les quotas de travailleurs handicapés pour lesquelles l'Etat lui-même n'applique pas la réglementation qu'il impose aux collectivités de plus de 50 salariés !

Certes je partage le point de vue de Françoise Canipel sur le fait que le meilleur moyen d'inciter les femmes à accepter des postes de direction serait de travailler sur la mentalité des français qui considèrent trop souvent (à la différence d'autres pays) que la qualité d'un dirigeant se mesure à son entière disponibilité et au sacrifice qu'il est près à concéder sur sa vie familiale.

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