Pourquoi les éboueurs du Grand Lyon râlent

La Rédaction

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Les éboueurs de la communauté urbaine de Lyon ont voté le 12 mars 2012 une grève reconductible de 24 heures du ramassage des ordures ménagères pour contester une privatisation plus poussée. La grève, à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFTC-FO-CFDT-Unsa-FAFPT, a été votée par 50% des agents du service propreté présents aux deux assemblées générales des dépôts de Lyon Gerland et Villeurbanne, a indiqué à l'AFP Mohamed Messaï, vice-président de la Fnact-CFTC du Grand Lyon. Une participation chiffrée par la direction du Grand Lyon entre 33% et 42% selon les subdivisions.

L'intersyndicale a été reçue dans la matinée par le directeur du service propreté du Grand Lyon, Bruno Coudret, pour débattre de nouvelles propositions et une nouvelle assemblée générale est prévue ce matin.

Dans les 58 communes que compte le Grand Lyon, la collecte des déchets est réalisée pour moitié en régie publique et pour moitié par des entreprises privées, dans le cadre d'appels d'offres. Lors du dernier appel d'offres, la communauté urbaine a redéfini le découpage à compter d'octobre 2012: les centres de Lyon et Villeurbanne, jusqu'alors couverts par la régie, le seront désormais par le privé. Inversement, la collecte des ordures sur les communes de l'ouest et du sud lyonnais, ainsi que la périphérie de Villeurbanne, seront assurées par la régie.

Mais l'intersyndicale dénonce un grignotage progressif des sociétés privées et craint que lors du prochain appel d'offres en 2017, le redécoupage ne débouche sur une privatisation plus poussée. Dans un communiqué aux personnels, Benoît Quignon, directeur général des services au Grand Lyon assure au contraire que "l'exécutif communautaire a choisi de maintenir l'équilibre actuel entre la collecte assurée par la régie et celle réalisée par les entreprises". Il promet en outre "des moyens supplémentaires" à la régie, dont dix postes de chauffeurs, et s'engage à ce que les agents aient "un jour de repos un samedi sur deux alors qu'ils travaillent 6 jours sur 7 aujourd'hui".

Mais selon les syndicats, cette dernière proposition figurait déjà dans l'accord de 2003 et "n'a jamais été appliquée par la direction".

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