Saint-Etienne demande des comptes aux industriels

La Rédaction

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Dans un courrier adressé au ministre du Travail, le maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole demande de réévaluer la participation des grands groupes au fonds national de revitalisation des territoires (FNRT). Créé en 2009 pour venir en aide aux territoires touchés par d'importantes restructurations économiques, le FNRT est abondé par l'Etat et par les groupes de plus de 1000 salariés qui ferment tout ou partie de leur activité sur le bassin d'emploi. Une convention fixe le montant de la contribution de l'entreprise, en fonction du nombre de licenciements et du contexte. « Les enveloppes payées par ces groupes sont très faibles au vu des bénéfices affichés et de la casse sociale et économique pour le territoire », estime Maurice Vincent. Exemple avec Siemens : le groupe a versé 1,2 M d'euros en compensation de 300 emplois directs supprimés, alors qu'il vient d'annoncer un chiffre d'affaires en hausse de 12% à 19,5 Mds d'euros et un bénéfice d'1,79 Mds d'euros. Le maire attire également l'attention du ministre « sur la part excessive de ces enveloppes réservée aux cabinets en charge de la revitalisation des territoires, par rapport aux moyens réellement consacrés à cette mission». Pour les fermetures prévues sur le territoire de la métropole stéphanoise, ces honoraires s'élèvent à 20% du total des enveloppes.

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