Sarkozy parlera aux salariés du privé et pas aux fonctionnaires

La Rédaction

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Nicolas Sarkozy a précisé mercredi le sens du rassemblement qu'il veut organiser le 1er mai à Paris autour du "vrai travail" en expliquant qu'il s'adressait en priorité aux "salariés du privé", plus "exposés" que les fonctionnaires à "statut". "Bien sûr que nos travailleurs sous statut travaillent dur et doivent être respectés (...) mais quand même, il y a une France des salariés privés (...) qui a souffert de la crise beaucoup plus que la France qui travaille et qui se trouve avec un statut", a expliqué M. Sarkozy lors d'une réunion publique devant des milliers de partisans à Cernay.

La France qui travaille
"La France qui travaille avec un statut, elle a des problèmes, des difficultés, des souffrances, des revendications, je le comprends parfaitement mais le chef d'Etat que je suis ne peux pas s'occuper de la même façon d'un homme ou d'une femme qui, quoi qu'il arrive, touchera son salaire avec indexation ou d'un homme ou d'une femme qui (...) voit son salaire supprimé parce qu'il y a une délocalisation", a-t-il ajouté.
"Dire ça, ce n'est manquer de respect à personne", a insisté le président sortant, assurant n'avoir "jamais dit dans (sa) carrière un mot contre eux".
"Je dis que, dans la crise, nous avons protégé les enseignants et les fonctionnaires qui n'ont pas perdu un centime de pouvoir d'achat alors que ceux qui travaillent dans les entreprises du secteur privé (...) ont été plus exposés à la crise que les autres", a insisté Nicolas Sarkozy.

Bloquer la France
Dans la foulée, le candidat de l'UMP s'est félicité d'avoir "mis un terme à cette situation profondément scandaleuse où les gouvernements cédaient non pas parce que la revendication était la plus juste (...) mais parce que la revendication émanait de celui qui pouvait le plus bloquer la France".
Dans une réaction à ces propos, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, a accusé sur BFM-TV Nicolas Sarkozy, "une fois de plus", de vouloir "faire la disctinction entre certains travailleurs et d'autres".
"Les Français, d'abord, voudraient tous pouvoir travailler. (...) Il n'y a pas le vrai travail, le faux travail, le travail dur, le travail mou. Les Français aimeraient être protégés et travailler, ce que n'a cruellement pas réussi à faire Nicolas Sarkozy" durant le quinquennat, a-t-elle ajouté.
Le rassemblement du 1er mai annoncé par M. Sarkozy le jour de la fête du travail a suscité les critiques de la gauche et des syndicats.

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