Territoriaux, ce que vous devez savoir si vous êtes tentés de travailler avec les nouveaux maires FN

Nicolas Braemer

Sujets relatifs :

, ,
Territoriaux, ce que vous devez savoir si vous êtes tentés de travailler avec les nouveaux maires FN

Nagasaki_bombing

© US Army

Baisse des impôts, obsession sécuritaire, culture « désidéologisée”, le programme frontiste paraît clair. Les fonctionnaires territoriaux tentés de travailler avec les maires FN sont avertis : ils ne feront pas dans le détail.
Au moment où la question se pose partout dans la territoriale : « peut-on rester ou aller travailler avec les maires FN », voici une petite revue de presse qui permettra de mieux savoir à qui l’on a affaire.

Obsessions

Premier à dégainer, le Nouvel Obs consacrait dès lundi un portrait du nouveau maire de Fréjus, David Rachline. Il y apparaît que le maire de la plus grosse ville frontiste a mis beaucoup d’énergie à combattre, en tant que conseiller régional, le projet de mémorial de la Shoah au Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Le Nouvel Obs a également sorti un portrait collectif  des 14 nouveaux maires d’extrême droite : parachutés, apparatchiks, transfuges de la droite classiques, vieux routiers de l’extrême droite, ex-syndicalistes… les profils sont variés. Quelques points communs cependant : leur opposition farouche à la construction de mosquées, une obsession partagée pour l’immigration et « l’identité française », des promesses de baisse des impôts. Le Monde publie également une brève galerie de portraits, qui pourra compléter la vision ainsi qu’un focus sur David Rachline. Le point fait aussi le point sur les 11 nouveaux maires frontistes.

« Désidéologiser » la culture

Enfin, Le Monde publie un reportage photo sur le premier conseil municipal de Steve Briois à Hénin-Beaumont. Outre que Marine Le Pen avait fait le déplacement, on y apprend surtout que le nouveau maire compte d’abord augmenter les effectifs de la police municipale, tolérance zéro oblige, et baisser les impôts locaux. Évidemment sans un mot sur les arbitrages nécessairesVision partagée par Le Nouvel Obs qui ajoute que le FN est aussi très volontaire sur la question culturelle qu’il entend bien « désidéologier ». On craint le pire. On peut lire à ce sujet un papier dans Télérama sur le dessèchement culturel à l’œuvre à Orange, où Jacques Bompard met en œuvre une « préférence nationale et locale culturelle ».Le monde s’intéresse lui à Stéphane Ravier, « le FN qui a séduit les cités « chaudes » de Marseille » On y apprend qu’il entend "surveiller Gaudin" à qui il reproche de trop regarder le MUCEM, le nouveau musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Toujours cette obsession pour la culture dès qu’elle s’ouvre un peu sur l’autre.

Ce à quoi on a échappé

Si l’on veut avoir une vision de ce à quoi on aura échappé, on lira les brefs articles de Libération sur les échecs de Louis Alliot à Perpignan et Florian Philippot à Forbach. Libé consacrait d’ailleurs un bon reportage à la campagne de ce dernier, où il apparaît qu’au FN, on ne recule devant pas grand-chose pour se faire élire. Libé toujours nous permet de rester lucides sur les promesses de bonne gestion municipale à base de baisse des impôts. Le retour sur 1995 nous confirme que les « villes laboratoire » du FN n’ont pas vraiment gagné à l’expérience frontiste.Voilà, vous savez tout. Après ça, si vous avez envie de travailler avec eux…

Recevez votre newsletter hebdo gratuitement

Nous vous recommandons

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Interview

Anne-Claire Mialot : « Par essence, la rénovation urbaine est résiliente »

Immense chantier à ciel ouvert, la rénovation urbaine poursuit sa route pour changer le cadre de vie des habitants des QPV. D’une certaine manière, elle a ouvert le chemin à la sobriété foncière et énergétique, assure Anne-Claire...

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Interview

Manon Moncoq : « Le respect de l’environnement fait de plus en plus sens »

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Le funéraire public ne veut plus miser sur le cercueil, mais sur l’humain

Les collectivités repensent les usages du cimetière 

Les collectivités repensent les usages du cimetière

Plus d'articles