Transition énergétique : les citoyens sont pour mais sont-ils prêts à quelques sacrifices ?

La Rédaction

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Le Conseil national pour le débat sur la transition énergétique a récemment réuni son groupe de travail sur le financement.

Un premier constat a été fait. Si on agit sur l'adaptation au changement climatique, son coût est estimé entre 0,1 et 0,5 du PIB par la plupart des études menées en Europe et même dans le monde.

Mais, en contrepartie, si non ne fait rien, cela coûterait en 2050 environ 5,5 % du PIB (source OCDE) et même entre 5 et 20 % du PIB selon l'économiste Nicolas Stern. Mais en définitive, plusieurs scénarios ont été étudiés et dans tous les cas, ils présentent des gains nets cumulés en 2050.

Parallèlement, un millier de citoyens ont été conviés à débattre de ces problématiques liées à la transition énergétique.

Si les participants ont plutôt fait part de leur enthousiasme pour cette question, il faut souligner que la grande majorité (72 %) ignorait la tenue d'un débat national. En revanche, 48 % des sondés (plus de 1 000 participants) considèrent que c'est une urgence avec plusieurs raisons : la réduction de la pollution et la protection de l'environnement (38 %), la lutte contre le changement climatique (20 %), la réduction des importations de carburants fossiles (31 %)...

Mais sont-ils prêts à des sacrifices ? Beaucoup estiment avoir déjà « fait le maximum » et ne pas « pouvoir faire attention » à tous les petits gestes énergivores. Malgré tout, les proactifs sont enclins à aller plus loin : changement de mode de déplacement, isolation des logements ou acquisition d'équipements plus performant. Il faudrait des aides financières car 40 % affirment avoir des revenus insuffisants pour s'engager dans les travaux (mais ce n'est pas un scoop !). De plus, les solutions existent d'après eux mais elles sont compliquées à mettre en oeuvre. Plus de 42 % craignent de se retrouver en précarité énergétique.

En définitive, les citoyens préconisent le lancement de grands programmes de recherche, la réorientation des investissements vers les énergies renouvelables, l'introduction d'une fiscalité « écologique et incitative », des moyens pour faciliter la baisse des consommations. Par comparaison, moins d'un français sur dix considèrent indispensable la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.

Mais ils souhaitent surtout que le débat aboutisse à de véritables solutions concrètes.

Une excellente préconisation !

Joël Graindorge, Directeur général des services techniques.

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