Vidéosurveillance à Marseille : les yeux de la ville

La Rédaction

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Un centre de supervision urbaine (CPU), contrôlant les images de 53 caméras de vidéosurveillance déjà installées dans l'hypercentre de Marseille, a été inauguré jeudi, première étape d'un vaste programme visant à la mise en place de 1.800 caméras à la fin 2014. "C'est un outil exceptionnel", qui permettra "une plus grande réactivité" des forces de police et de la justice, et "un meilleur contrôle", a affirmé le sénateur-maire (UMP), Jean-Claude Gaudin.

1800 au total
En mai, il y aura 108 caméras, puis 180 d'ici à la fin de l'été, 360 début 2013, année durant laquelle Marseille sera capitale européenne de la culture (10 millions de visiteurs sont attendus, selon M. Gaudin), avant d'atteindre le chiffre de 1.800 au total fin 2014.
Pour l'instant limitées au centre-ville et installées à des "points stratégiques", ces caméras seront présentes à terme "dans tous les arrondissements", a précisé M. Gaudin, qui a rappelé avoir recruté 100 policiers municipaux, actuellement en formation.
Ces agents seront prochainement dotés de gilets pare-balles et de pistolets de type Taser ou Flash-ball, après validation par un comité technique paritaire, a annoncé par ailleurs l'édile.
Le CPU, exploité 24 heures sur 24 et sept jours sur sept par 38 agents répartis en six équipes, fonctionne dans les faits depuis le 1er avril dans des locaux provisoires, à la Friche de la Belle de Mai, avant son installation définitive dans le quartier de la Joliette.
Il a déjà permis "deux interpellations à la suite de flagrants délits", s'est félicité le directeur de la police municipale de Marseille, Marc Labouz.

Des preuves remarquables
"Les résultats sont exceptionnels: les images sont des supports de preuves remarquables", a souligné M. Labouz, précisant qu'à Paris, en trois mois, pas moins de 700 interpellations en flagrant délit avaient été réalisées grâce à un tel système.
Les agents du CPU sont en "liaison directe" avec l'Hôtel de Police, qui peut envoyer des renforts sur place dès qu'une infraction ou une activité suspecte lui sont signalées, a-t-il précisé, ou utiliser pour leurs investigations les images diffusées par les caméras et gravées sur des DVD.

Les yeux de la ville
"Ce sont en quelque sorte "les yeux de la ville", a ajouté M. Labouz, tout en précisant que les "parties privatives" (entrées d'immeubles, fenêtres, etc.) étaient "masquées par des carrés blancs ou floutées", comme le veut la loi.
Financé à près de 50% par l'Etat, ce réseau permettra également, dans le cas d'événements de masse, comme "des sorties de stade" ou lors de manifestations, sociales ou culturelles, "d'isoler les perturbateurs", de les repérer et de les signaler aux forces de l'ordre, a-t-il encore souligné.
Par ailleurs, à la fin 2012, a annoncé M. Gaudin, sera mise en place la vidéo-verbalisation, "notamment pour éradiquer le stationnement anarchique ou gênant", l'une des plaies de Marseille.

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