Vis ma vie de documentaliste juridique

La Rédaction

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Les abonnés à Dalloz Actualité ont pu lire en début de semaine (édition du lundi 26 mars) un article très intéressant sur le quotidien de Flavie Verrey, documentaliste dans un cabinet d'avocats anglais à Paris (son interview est accessible depuis vendredi sur Dalloz Etudiants). Malgré quelques spécificités liées à son employeur et au caractère international de son entreprise, son quotidien demeure assez proche de celui de n'importe quel documentaliste, qu'il travaille dans le public ou dans le privé. Cet article a en outre le mérite de s'adresser aussi bien aux professionnels de l'infodoc qu'à leurs employeurs, puisqu'il donne des détails précis sur les activités de Flavie Verrey tout en rendant compréhensible au "profane" l'essence même de notre métier et ainsi tous les bénéfices qu'il peut tirer de l'embauche d'un documentaliste.

La veille est évidemment centrale dans son activité, et pour être efficace, elle ne néglige pas les relations directes avec les avocats. Elle se déplace donc très souvent pour se tenir au courant des affaires en cours et des besoins spécifiques de chacun car elle refuse de devenir "une documentaliste au bout du couloir".

Flavie Verrey réalise également des actions de formation auprès des avocats, notamment sur l'interrogation des bases de données juridiques, dont l'interface est régulièrement modifiée. Elle propose également à chaque nouvel arrivant une session de deux heures de présentation des outils documentaires papier et numériques. Elle veille en outre à une utilisation rationnelle des crédits alloués à tous ces abonnements et n'hésite pas à en résilier certains si une sous-utilisation est constatée.

Elle contribue enfin à la capitalisation et à la valorisation des connaissances de son cabinet. Elle a entrepris une véritable démarche de knowledge management. Les avocats gagnent ainsi un temps précieux en puisant dans les productions internes déjà réalisées plutôt qu'en réinventant la roue à chaque affaire.

Flavie Verrey aime son métier, en particulier la permanente évolution, qui oblige à innover et constamment réinventer ses activités. Elle se sent également très utile auprès des avocats, et apprécie de contribuer à leur réussite sur certains dossier. Elle regrette néanmoins que les documentalistes soient généralement les premiers touchés en temps de crise, malgré l'évidente valeur ajoutée de leur travail.

L'article de Dalloz Actualité s'achève sur une présentation générale de l'organisation de la profession de documentaliste : formations, associations professionnelles (ADBS, Juriconnexion), déontologie, conditions de travail... Il insiste de plus sur la nécessité de travailler en réseau. Car nombreux sont ceux qui, comme Flavie Verrey, sont seuls dans leur service et "travaille avec tout le monde et personne à la fois".

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