Voitures électriques : bilan positif à Nice

La Rédaction

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La métropole Nice Côte d'Azur, pionnière en France d'un service de voitures électriques en libre-service, a dressé samedi un bilan "positif" d'une première année expérimentale et entend quasiment doubler son parc d'ici la fin 2013.

La cinquième ville de France et certaines communes proches du littoral disposent actuellement d'un maillage de 40 stations abritant 130 véhicules.
"C'est une alternative pour les ménages qui veulent préserver leur pouvoir d'achat. Vous faites le plein pour un euro!", avance le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi. La formule séduirait notamment les ménages souhaitant se séparer d'un deuxième véhicule.

Beaucoup moins polluantes
Silencieuses, les voitures électriques sont également vingt fois moins polluantes que les véhicules classiques, insiste le maire.
Les premiers 2.500 adhérents "Autobleue" ont parcouru, sur une année, 380.000 km à bord des voitures électriques, louées à l'heure (8 euros maximum) ou sur une base de forfait pour des durées plus longues. En moyenne, 55 réservations sont effectuées chaque jour, essentiellement par internet.

Pour les handicapés aussi
Pour marquer ce premier anniversaire, la ville a inauguré samedi un véhicule pour personnes à mobilité réduite permettant d'embarquer une chaise roulante à l'arrière. D'ici la fin 2013, le parc devrait quasiment doubler, avec 70 stations proposant 210 véhicules.
Chaque station dispose de cinq emplacements: trois avec des voitures en libre-service sur abonnement et deux vides destinés à des propriétaires de véhicules électriques souhaitant se garer ou recharger leur véhicule.
Ces emplacements gratuits restent pour l'instant très peu utilisés, l'équipement des ménages français étant encore embryonnaire. Pour autant, la ville compte aussi équiper progressivement ses parkings publics de points de recharge électrique.
La métropole n'a pas constaté de déprédations sur ses voitures électriques, contrairement aux vélos mis en libre-service (175 stations et 1.750 vélos) qui ont subi une hécatombe avant d'être récemment équipés de systèmes de verrous plus performants.

30 km pour 3 heures
Le trajet moyen des utilisateurs est d'environ 30 km pour trois heures d'utilisation, mais l'autonomie électrique du véhicule atteint 120 km.
L'ordinateur embarqué des voitures en libre-service permet notamment de repérer des points de recharge électrique. Le site internet de réservation des véhicules est accessible sur les smartphones.
Après Nice, des systèmes d'auto-partage électrique ont également été installés à Lyon et Paris. Concurrence oblige: M. Estrosi affirme que le taux de satisfaction est plus élevé à Nice que dans la capitale. Mais contrairement à Paris, les voitures niçoises fonctionnent en boucle, obligeant les utilisateurs à les ramener à leur point de départ.
Le dispositif coûte à la métropole quelque 1,4 million d'euros par an. L'Etat finance globalement la moitié de l'aménagement des stations, la métropole faisant partie de 12 projets retenus au niveau national pour expérimenter le dispositif.
La métropole verse en outre une subvention d'exploitation au prestataire VENAP (Veolia EDF Nice Auto-Partage), qui doit diminuer dans le temps en fonction des recettes commerciales.

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